Connaissez-vous le point commun entre Tony Parker, Renaud Lavillenie, Antoine Griezmann et Nikola Jokic ? En plus d’être (ou d’avoir été) des pointures dans leurs sports, les quatre légendes sont aussi des passionnés de courses hippiques au point de s’investir personnellement et d’investir financièrement dans le secteur. Entre désir de rentabilité et volonté de décompresser.
Courses hippiques : entre moyen de se ressourcer et investissement
Le week-end dernier se tenait le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, la course hippique la plus attendue de la planète, courue sur l’hippodrome de Longchamp. Et parmi les 33 000 spectateurs et les centaines de milliers de téléspectateurs, certains sportifs de renom étaient forcément attentifs au dénouement.
Au bout du suspens et après une course de 2 400 mètres, c’est le poulain Daryz, monté par le Français Mickaël Barzalona qui est reparti avec le trophée. Avec à la clé, un sacré chèque : 2,8 millions d’euros. Des sommes qui poussent de plus en plus de sportifs, ou d’anciens sportifs à investir dans le secteur.
Dans le milieu, les professionnels du secteur ont d’abord vu débarquer des sportifs venus d’Angleterre (Sir Alex Ferguson ou Michael Owen) avant que le phénomène ne vienne s’étendre à toute l’Europe. En France, Michel Platini, Luis Fernández ou encore Robert Pirès se sont aussi transmis le virus.
Pour les sportifs encore en activité, les courses hippiques constituent aussi une manière de se ressourcer. Comme l’expliquait récemment Lionel Charbonnier, interviewé par Radio France.
Lorsque j’étais footballeur, on a beaucoup de temps. On s’entraîne trois heures par jour, mais le reste du temps, il y a le repos. Pour moi, les chevaux, c’était vraiment un bien-être mental. J’ai évacué toute pression.
Le basketteur serbe Nikola Jokic, triple MVP de la prestigieuse NBA aime quant à lui venir passer ses étés à Sombor auprès des siens, mais aussi de ses trotteurs. La star des Denver Nuggets confiait d’ailleurs qu’avec son premier salaire, il avait fait l’acquisition d’un cheval de course.
Paris hippiques : les joueurs adorent !
Si l’on en croit les données de l’ANJ, les paris hippiques se portent bien dans l’hexagone avec une croissance de 3,6 % des mises entre 2023 et 2024 après des années de stagnation et en attendant les chiffres de 2025.
L’année précédente, les paris hippiques ont fait l’objet de 1.566 milliard d’euros de mises sur les meilleurs sites de paris sportifs. Une croissance notamment portée par la hausse du nombre de joueurs actifs passé de 641 000 à 664 000 en 2024.
En 2024, l‘ANJ tentait de dresser portrait robot du parieur hippique. Celui-ci serait un homme (84 % ce qui reste inférieur aux 89 % du marché des paris sportifs), misant en majorité sur le trot et basé dans des territoires ou la tradition et la culture équine est forte (Normandie / Hauts-de-France).