La Coupe du Monde 2026 restera comme l’un des évènements les plus mobilisateurs pour les parieurs français. Selon les premiers indicateurs, les mises collectées dépasseraient 1,3 milliard d’euros, pour un produit brut des jeux (PBJ) de 157 millions d’euros, soit un taux de retour aux joueurs (TRJ) proche de 88 %. Un million de comptes ont été ouverts pendant la compétition, portant le total à 3,8 millions de comptes actifs.
Winamax devancerait Betclic, un basculement à surveiller
Donnée que l’ANJ ne publie jamais mais que le secteur scrute de près : plusieurs spécialistes estiment que Winamax aurait pris l’ascendant sur Betclic et terminé la compétition en tête des mises collectées.
Un basculement à confirmer, tant les deux opérateurs se disputent traditionnellement la première place du marché français. À l’inverse, un opérateur britannique a joué une autre partition, sans campagne marketing massive, avec une part de marché estimée à environ 1 %, visant surtout des parieurs déjà expérimentés plutôt que des néophytes venus découvrir le pari sportif à la faveur de l’événement.
Cotes boostées et Bet Builder redessinent les habitudes de mise
Les paris simples sur le vainqueur du match ne représentent plus que 28 % des mises, contre plus de 45 % sur le reste de la saison. Un effet direct des opérations promotionnelles : cotes boostées et Bet Builder (MyMatch, MyCombi…) ont poussé les joueurs vers des marchés plus fins, buteurs, scores exacts, combinés, plus engageants pour eux mais aussi plus rentables pour les opérateurs.
Le pari en direct recule lui aussi, à 25 % des mises contre 40 % habituellement, en raison des horaires tardifs de la compétition.
Côté marge, les phases à élimination directe ont profité aux opérateurs, qui restent toutefois sous les 15 % sur l’ensemble de la compétition.
L’élimination des Bleus en demi-finale, puis en petite finale, a par ailleurs limité leur exposition financière sur les tours les plus coûteux. L’ANJ promet désormais de suivre les effets de la compétition sur le jeu excessif : 471 000 joueurs ont perdu plus de 100 euros, contre 217 000 en ayant gagné autant.
En effet, le contrôle reste l’un des piliers du régulateur français, comme en témoigne sa récente action très ferme vis à vis de Polymarket.